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Revista Almanaque Histórico Latinoamericano

Alternatives Sud

Revista Amazoniana : Limnologia et oecologia regionalis systemae fluminis Amazonas

Año: 1997 vol. 4 n. 4

Gordon R., Sara. La culture politique des ONG au MexiqueIn  Les ONG: instruments du néo-libéralisme ou alternatives populaires? p. 155-174 América Latina | Centroamérica
México

Resumen

Les ONG sont des organisations volontaires, du type dont déjà A. de Tocqueville chantait les louanges comme contribuant à la démocratie. Certains soulignent leur autonomie vis-à-vis des pouvoirs politiques, leur flexibilité dans l'action et leur caractère novateur. Au Mexique, les ONG ont connu une croissance importante au cours des dernières décennies et couvrent un champ d'action toujours plus vaste, notamment dans des questions d'interêt plublic, telles que l'observation des processus électoraux et la défense des droits de l'homme. Les recherches sur les ONG se sont multipliées, généralement en circuit femé, pour améliorer leur efficacité, déterminer leur identité, réfléchir sur les acquis. mais l'étude et leur culture politique n'a pratiquement jamais été abordée. Comme préalable se pose la question de la définition des ONG: certains privilégient l'aspect privé et non-lucratif de leur opération et d'autres, leur orientation vers les secteurs défavorisés de la population. Par aillers, il faut signaler leur hétérogénéité: diversités d'objetifs, de publics, de structures organisationnelles, de méthode, d'origine idéologique, de origine sociale des responsables. Mais malgré tout, il y a des traits communs, notamment le fait d'être l'expression de la différenciation sociale croissante se manifestant par la difussion de valeurs post-modernes, telles que la qualité de vie, la défense de divers droits, la satisfaction des demandes des secteurs les plus défavorisés. La culture politique des ONG possède aussi beaucoup de points communs. Il y a d'abord la solidarité, par une contribution aux changements sociaux et politiques, par l'amélioration des conditions de vie , la modification des valeurs collectives et même des pratiques électorales. Ensuite, on peut citer l'autonomie vis-à-vis de l'État, qui les amena à se constituer comme un noyau de pouvoir indépendant, pour déboucher sur un renforcement de leur identité et une concurrence sur le marché des financements extérieurs. Enfin, elles se caractérisent par une culture de la collectivité. Quantà la culture politique proprement dite, elle se manifeste par le désir de former un contrepoids à l'État par un dédain vis-à-vis des canaux formels de représentation et déaction politique, par une valorisation de l'organisation sociale de la société civile et par une dichotomie société/État. Cela risque de contribuer à la reproduction, au sein de l'État, des modèles traditionnels de centralisation et de clientélisme. Il y a donc des conséquences de ces attitudes sur le processus démocratique lui-même et cela ne va pas sans en retour sur ONG qui, à cause de leur professionalisation et leur bureaucratisation, risquent de perdre le sens de leurs propres objectifs.

Béjar, Héctor. Déclaration de la Deuxième recontre des ONG pour le développement de l'Amérique latine In  Les ONG: instruments du néo-libéralisme ou alternatives populaires? p. 175-184 América Latina
Colombia

Arellano- López, Sonia ; Petras, James. L'aide ambigüe des ONG, le cas de la Bolivie: un point de vue latino-américainIn  Les ONG: instruments du néo-libéralisme ou alternatives populaires? p. 87-107 América Latina
Bolivia

Resumen

Au cours des décennies 1980 et 1990, les ONG ont proliféré, en Amérique latine. Crise économique et changements des politiques d'État sont à l'origine du phénomène. Durant les années 1970, elles ont ouvert un espace politique aux milieux populaires. Á partir de l'instauration des nouvelles démocraties qui accompagnèrent la mise en place des politiques économiques néoliberales, leurs efforts se dirigèrent de plus en plus vers le développement et les projets. Les fonds de donateurs internationaux affuèrent, ce qui provoqua une véritable explosion de nouvelles ONG. Tout cela eut pour effet des changements importants, car jusqu'à un certain point, elle commencèrent à assumer des fonctions antérieurement assurées par l'État. Indirectement, elles contribuèrent aussi à la subordination des organisations populaires qui se trouvent en compétition, pour obtenir des fonds extérieurs au lieu de construire des alliances, dans la lutte pour le pouvoir. L'évolution économique des années 1970, avec la diminution du prix des produits exportés, mina la capacité de payer la dette et diminua le pouvoir d'achat des populations. Cela eut des répercussions énormes en coûts sociaux (mortalité, pertes d'emploi, etc). Les ONG devinrent alors de plus en plus des agents de développement, se distinguant des organisations populaires, à la fois sur le plan légal et de l'origine sociale du leadership. En Bolivie, on recontre plusieurs types d'ONG, notamment celles qui font du développement et celles qui font de l'assistance, celles créées dans la mouvance de l'Église catholique et les instituts ou groupes d'experts autonomes. Les dirigeants des ONG, même travaillant pour les pauvres, sont généralement d'origine urbaine et de classe moyenne . L'origine des ONG se trouve dans l'aide alimentaire, au cours des années 1960 et dans l'impulsion donnée par la Conférence de Medellín de l'épiscopat latino-américain. Le clientélisme du premier type d'action et ses effets sur la production alimentaire amenèrent des changements d'orientation, d'où l'expansion des ONG de développement. Les organisations financières internationales virent en elles des intermédiaires efficaces pou la lutte contre la pauvreté, alors même que les programmes d'ajustements structurels qu'elles imposaient, provoquaint des inégalités sociales et des dangers pour l'ordre public. Mais, en revanche, les ONG perdirent souvent les caractéristiques qui les avaient rendues attirantes: caractère participatif et bureaucratie légère, elles servirent aussi de source d'emploi. La Nouvelle politique économique du président Víctor Paz estenssoro eut pour effet de diminuer le pouvoir d'achat de la population. Aussi fallut-il mettre en route des mesures d'allégement de la pauvreté, financées par l'aide internationale et canalisées, en bonne partie, par le ONG. Ces dernières, s'attaquèrent aux problèmes sociaux délaissés par les pouvoirs publics, ce qui les obligea à ce professionalisme. L'État contitua un Fonds d'urgence qui, après quelques années, fut transformé en un Fonds d'investissement social. Les effets sur les ONG les obligèrent à mettre l'accent sur le long terme. Elles bénéficièrent aussi de beaucoup plus de ressources et leur nombre s'accrût considérablement. Mais, en même temps s'établissait une contradiction entre la lutte contre la pauvreté et les politiques macro-économiques. Un certain nombre de contraintes furent imposées aux ONG par le financement public: elles durent se bureaucratiser pour répondre aux objectifs de ce dernier. Parmi les effets indirects, il faut signaler l'usurpation de l'espace politique aux mouvements populaires et l'affaiblissement des alternatives aux plans de développement des agences internationales.

Alternatives Sud
Papel | trimestral | Bélgica ISSN versión papel: 1026-2253
Año de creación: 1994

Editor: Centre Tricontinental
Dirección: Av. Sainte gertrude,5
B-1348 Louvain-la-Neuve
Belgique

Reagrupa puntos de vistas del Hemisferio Sur sobre problemáticas claves mediante análisis críticas y alternativas; constituye una entrega de cuadernos trimestrales, con el objetivo de difundir opiniones de científicos e intelectuales del Sur sobre las relaciones mundiales y la evolución de la sociedad del Sur. Alternatives sud procura que las publicaciones de investigadores del Sur tengan más impacto en los países industrializados, y que las revistas científicas de larga difusión en África, en Asia, Pacífico, y en América Latina se difundan más fácilmente en el Norte. Esta revista tiende también a mejorar los intercambios mutuos del Sur y del Norte. Se trata de hecho poner de manifiesto alternativas a las políticas predominantes en el mundo globalizado actual,y también de proponer una acción para responder a los desafíos de la sociedad, tanto del Norte como del Sur.
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