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Le pouvoir des genres à l'époque du néo-libéralisme: une réflexion de gauche sur les féminismes en Amérique latine

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Artigo de revistaGarcía Castro, Mary. Le pouvoir des genres à l'époque du néo-libéralisme: une réflexion de gauche sur les féminismes en Amérique latineIn  Rapports de genre et mondialisation des marchés Alternatives Sud, 1998 vol. 5 no. 4 p. 45-64. palavras chaves:
América Latina
Colômbia | El Salvador
Direitos humanos | Mulher e Estudos de gênero | Política, Administração pública

Resumo:

Les questions contemporaines des féminismes latino-américains demandent réflexion. Elles sont liées à leur institutionnalisation, à l'importance donnée dans l'occupation d'espaces de pouvoirs formels, à l'intérieur du système de décisions des gouvernemens et de l'ajustement libéral par rapport aux droits spécifiques. Les organisations non gouvernamentales pour les droits des femmes se sont multipliées et jouent des rôles ambigus. Sans remettre en question leur existence, il s'agit cependant d'analyser, dans le concret, leur idéologie et leurs pratiques, pour savoir si elles se situent dans la ligne d'un féminisme exclusif ou à l'intérieur de luttes sociales plus générales. Le féminisme qui se limite à des orientations exclusivement de genre, oubliant son origine libertaire en tant que mouvement de pression et de critique sociale, prônant de nouveaux rapports et de nouvelles façons d'etre homme et femme, est voué à rester stérile. L' essentialisme et la dépendance vis-à-vis des agences financières internationales sont également des dangers qui guettent les mouvements féministes latino-américains. Certains d'entre eux n'échappent pas à l'adhésion a-critique aux orientations néo-libérales qui mettent l'accent sur l'aquisition du pouvoir, sans réfléchir sur l'état de la société de classes, dans le continent et sur la situation matérielle pénible de nombreuses femmes et hommes. Certes, les conférences internationale ( Le Caire, Beijing) ont l'avantage de rendre publiques des questions réelles, mais courent également le risque de banaliser et de réduire les objetifs à des politiques pragmatiques. Si l'on veut que le féminisme ait un avenir, il ne peut faire l'économie d'une perspective de classes, de préocupations de races et, par conséquent, doit s'intégrer dans une lutte sociale plus globale.Par ailleurs,les mouvements sociaux tels que les syndicats ou les partis politiques, doivent également intégrer la perspective de genre à leurs préocupations et à leurs lutte. Aujourd'hui, alors que l'on produit beaucoup plus d'écrits sur la liberté, la subjetivité et les pratiques sexuelles, la réalité des exclusions, appuyées sur des violences objectives, dans une économie politique globalisée, empêche les réalisations créatives des expériences érotiques, esthétiques et éthiques. Il ne faudrait pas que les féministes soient emprisonnées dans la camisole de force que la modernisation leur a préparée: une transformation incessante des énergies émancipatrices en énergies régulatrices.

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