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La gouvernance urbaine dans les pays du Sud, une opportunité ou un piège ?

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Convocatoria |
Avant le 15 de septiembre de 2017
La gouvernance urbaine dans les pays du Sud, une opportunité ou un piège ?

Aujourd’hui, la majorité de la population mondiale vit en ville. Cette réalité est à la fois problématique et riche en opportunités. Dans les pays du Sud, les villes dotées d’une bonne gestion génèrent une croissance et des innovations importantes. En revanche, celles touchées par la corruption aggravent les inégalités urbaines et les ségrégations socio spatiales. Ce numéro du Journal international des territoires et des espaces urbains  propose d’appréhender la diversité des expériences en matière de gouvernance urbaine dans les pays du Sud et autres. Dans ce contexte, il semble important d’interroger la gouvernance urbaine en terme social et d’en questionner la dimension solidaire de la ville, le rôle des acteurs institutionnels et des acteurs associatifs et même de la population locale dans les différents modes d’action publique ou privée. 

La complexité de la réalité urbaine notamment dans les villes  des pays en développement a souvent généré une prolifération notionnelle et conceptuelle : "ville  irrégulière", "ville spontanée", "ville informelle", etc. Ces désignations tentent de saisir des phénomènes non seulement urbains mais aussi sociaux souvent inédits. Parallèlement à ce paradigme, d'autres qualifications apparaissent pour classer, voire hiérarchiser les villes selon des critères différents. De nombreux phénomènes ont été alors mis en évidence par la littérature récente, et notamment : la décentralisation des activités à la périphérie urbaine qui alimente la spéculation foncière et l’habitat informel, les nouvelles polarités autour des infrastructures qui génèrent de nouvelles centralités et augmentent la pression urbaine sur les espaces naturels et agricoles où l’urbanisation  est devenue, parait-il,  une machine à créer de l’exclusion et de l’inégalité.

Les flux migratoires et l’urbanisme prédateur ont profondément affecté les espaces naturels et agricoles dans les grandes villes. Les différentes interventions d’aménagement et de planification se sont avérées inefficaces et inopérantes face à la pression foncière. La corruption municipale relative à l’affectation du foncier, à l’occupation de l’espace urbain, à la définition des aptitudes et des contraintes d’aménagement, au changement de zonage, etc. a toujours été un bruit de fond qui mine la confiance des citoyens et renforce leur cynisme. La décentralisation et la multiplication des réglementations environnementales risquent plus d’ouvrir la voie à cette corruption que de participer à l’amélioration de notre cadre de vie (Falk, 2015). La décentralisation améliore vraisemblablement la performance de la gouvernance territoriale, en donnant plus d'autorité et de responsabilité à des gouvernements locaux, mais pourra-t-elle contribuer à contrôler positivement la corruption ? Nous insisterons particulièrement sur le contenu des documents d’urbanisme qui en fait concernent l’aménagement du cadre de vie, comme le précise les différents instruments d’aménagement urbain et de planification territoriale. Comment peut-on instaurer une rationalité urbanistique et environnementale qui aura raison sur les intérêts financiers et électoraux ? Comment pouvons-nous nous assurer de la transparence de la gouvernance urbaine ?

Les propositions d’articles auront pour objectif de permettre le débat autour des notions d’ « urbanisme», de « gouvernance territoriale », de « corruption », de développement dans la relation complexe qui les unit. Nous proposons d'étudier les liens qu’elles tissent entre elles et de mettre en  questions d’autres interrogations qui  permettent des approches critiques ouvertes sur le local et l’universel, à travers diverses expériences et études de cas dans les pays du Sud mais aussi ailleurs afin de saisir l’univers de la ville en tant qu’« espace de vie », « fantasme », « espace narratif », etc.

Dans une perspective interdisciplinaire, les personnes intéressées sont encouragées à proposer des articles intégrant au moins un des aspects suivants   :

    La corruption : phénomène de désorganisation de la planification urbaine ou mode de gestion urbaine ?
    La décentralisation peut-elle améliorer la gouvernance publique en défavorisant la corruption?
    L’urbanisation des pays du sud, une opportunité ou un piège ?
    Acteurs et documents d’urbanisme : actions, enjeux et  limites
    La convergence entre luttes urbaines et mouvements des populations, notamment autour de l’idée de droit à la ville.

Modalités de soumission

Les propositions d'articles doivent être des productions originales en anglais ou en français en Times N R Taille 11 sans interligne. Les textes font de 30 000 à 40 000 signes. Les propositions d’articles  sont à envoyer au plus tard le 15 septembre 217 à :

 najem_dhaher@yahoo.fr   et à h_abdelhamid2@yahoo.fr

Elles seront lues et évaluées anonymement par deux lecteurs du comité scientifique de la revue.

L'auteur fournit avec l'article :

    Un résumé dynamique de la problématique (400 signes au maximum) accompagné  de cinq mots clés
    Une traduction en anglais et en français du titre, du résumé et des mots clés.
    Les articles respecteront les normes éditoriales suivantes :
    Le titre est court et annonce le propos
    La bibliographie reprend uniquement les articles et ouvrages cités, selon la norme : Nom de l'auteur prénom, « Titre de l’article entre guillemets », [Titre de l’ouvrage en italique, Éditeur] ou [Titre de la revue en italique, numéro], année de publication, pages

Responsables

     Najem Dhaher (ENAU, Université de Carthage), directeur de la revue.
     Abdelhamid Hagui (ISTEUB, Université de Carthage), comité éditorial.

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